Les travaux (Melakhot) de "Kocher" et "Matir"
Interdit de la Torah (D'Oraïta) : Pour transgresser l'interdit de la Torah concernant le fait de lier, deux conditions doivent être remplies simultanément :
Kécher chel kayama (un nœud permanent / fait pour durer).
Maassé ouman (un acte d'artisan / un nœud professionnel).
Le travail de "Matir" : Cette action est l'inverse de la précédente (délier un nœud), et ses règles sont exactement les mêmes. Par conséquent, défaire un nœud qui remplit ces deux conditions (permanent et acte d'artisan) est interdit par la Torah.
Interdits d'ordre rabbinique (Miderabanan)
Il est interdit par décret des Sages de lier ou de délier lorsqu'une seule des deux conditions est remplie :
Le nœud est permanent mais simple (ce n'est pas un acte d'artisan).
Le nœud est un acte d'artisan mais n'est pas permanent (il n'est pas fait pour durer longtemps).
Nœuds et dénouements permis pendant Chabbat
Il est permis de lier et de délier si aucune des deux conditions n'est remplie : il s'agit d'un nœud simple (acte de profane – Maassé hédiot) destiné à tenir pour une courte durée, jusqu'à une semaine au maximum.
Les lois relatives au double nœud
Certains décisionnaires (Poskim) considèrent le double nœud comme un "nœud permanent" en raison de sa force et de sa résistance, et interdisent donc de le faire.
La Halakha en pratique dépend du type de matériau et de la force de serrage du nœud :
Fil fin (comme une petite ficelle) : Un double nœud avec un fil fin devient souvent très serré et très difficile à défaire. Il faut donc être vigilant et éviter d'y faire un double nœud.
Couvre-chef pour femme (foulard) et lacets de chaussures : En général, ces nœuds sont faciles à défaire et ne sont pas serrés avec force. Ils sont donc considérés comme un "acte de profane" (et non d'artisan). À condition que le nœud soit fait pour durer jusqu'à une semaine maximum, il est permis de faire un double nœud et de le défaire pendant Chabbat.



